[Retour sur] EU Digital Challenges : A Roadmap for a Digital Society

Mercredi 10 avril Open Law assistait à la présentation organisée à l’institut Goethe intitulée : «  A roadmap for a digital society » qui venait clôturer le cycle de réflexion franco-allemand  EU Digital Challenges visant à penser une future stratégie numérique pour l’Union européenne, sous patronage de la Commission européenne et du Parlement européen. 15 principes clés étaient ainsi mis en avant autour de l’idée suivante : Donner le droit aux citoyens numériques européens à disposer d’eux-même avec pour objectif de faire émerger une citoyenneté numérique européenne.

 

L’après-midi s’est déroulé autour de mots d’introduction, de tables rondes et de keynotes animés aussi bien par des représentants français et allemands de think tank, de groupes informatiques et d’acteurs politiques. Thomas Lenk, ministre conseiller et directeur des affaires économiques à l’ambassade d’Allemagne à Paris a ainsi présenté des sujets franco-allemands autour de la cohésion des territoires et du numérique ainsi que la stratégie allemande portant sur l’intelligence artificielle.

 

La première table ronde sur « l’intelligence artificelle, créer la société numérique de demain » a permis de faire émerger des thématiques liées aux différentes facettes de ce que l’on appelle « la fracture numérique » ; mais également des interrogations liées au changement des méthodes de travail par l’accroissement des relations entre l’Homme et la machine. Ce sont ainsi sur les compétences numériques de demain qui seront nécessaires pour évoluer dans une société numérique future et partagée à l’échelle européenne, que les intervenants ont pu échanger leurs points de vue.

table ronde n°1

Amandine Crambes, Candidate Europe Ecologie Les Verts, Alexis Masse Secrétaire confédéral numérique et finance CFDT, Max Neufeind Senior Policy Fellow, Das Progressive Zentrum , Philipp Sälhoff Directeur général Polisphere, Amal Taleb Directrice affaires publiques, SAP France

La question de l’acculturation numérique a ainsi été discutée durant les échanges : si elle reste une notion fondamentale, la formation ne peut provenir uniquement de l’Union européenne, et devrait aussi passer par une hybridation des compétences au sein des équipes des entreprises exerçant au sein de l’espace européen.

La seconde table ronde portait sur « défendre la démocratie face aux cyber risques » et était animée par Alberto di Felice, Conseiller infrastructure, vie privée et sécurité, Digital Europe, Diana Filippova Fondatrice de Stroïka et membre de Place Publique, André Gattolin, Sénateur des Hauts-de-Seine, Elodie Vialle, Responsable du Bureau Journalisme et Technologies, Reporters sans frontières.

Le constat était partagé parmi les intervenants sur la prise de conscience plutôt récente des risques existants. Les enjeux de souveraineté des Etats ont été abordés, notamment face à l’émergence de plateformes numériques, qui maîtrisent actuellement une technologie considérée comme « puissante ». Si les effets sont actuellement constatés par tous - les impacts sur la société et l’organisation des réponses étatiques restent encore à déterminer. Une défense européenne commence à émerger et plusieurs initiatives vont ainsi dans ce sens.

Cette journée s’est terminée par une discussion portant sur une citoyenneté numérique européenne.

Riche en échanges, en perspectives,sur les questionnements actuels liés aux enjeux crées par le numérique et aux réponses à apporter, cette journée a donné matière à réfléchir sur les stratégies et forces à l’œuvre qui bâtissent la société numérique de demain !

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