Questionnaire sur les usages numériques des juristes : plus de 1200 réponses et des premiers éléments d'analyse

Succès pour notre questionnaire sur les compétences des juristes

Les professionnels du droit (enseignants, formateurs, éditeurs, juristes, professions réglementées) s’accordent à dire que leur formation, et celle des jeunes juristes arrivant sur le marché du travail, est perfectible. Les nouveaux entrants, stagiaires et juristes junior, ne disent pas autre chose.

C’est ce que confirme le questionnaire que nous avons fait circuler depuis le 21 avril 2017, et qui interroge les pratiques des professionnels du droit : veille juridique, aptitude à la recherche, gestion de projets, compétences numériques sont au menu de ce questionnaire, que vous pouvez consulter et compléter ici

Nous avons à ce jour recueilli quelques 1200 réponses. Actuellement en cours de dépouillement, ses principaux enseignements seront communiqués d’ici la fin de l’été à la communauté Open law et à tous ceux qui s’intéressent à ce sujet.

Premières tendances et signaux forts

Mais certaines grandes lignes se dégagent d'ores et déjà. Si la formation juridique au sens pur n’est le plus souvent pas en cause, l’université formant de très bons techniciens du droit, d’autres lacunes sont citées de manière récurrente par tous les acteurs de la profession juridique : soft skills, légistique et usage des outils numériques figurent parmi les besoins les plus fréquemment cités.

L’aptitude à la gestion de projet et au management sont aussi ressenties comme un point d’achoppement, où l’impréparation est souvent vécue douloureusement par les personnes sondées.

Ainsi, pour ne citer qu’un seul exemple : seuls 2/3 des personnes amenées à gérer des projets se sentent correctement armées pour le faire. Ceux qui sont à l’aise le sont essentiellement parce qu’ils sont « naturellement bien organisés » (33%) ou parce qu’ils ont « appris sur le tas » (41%).

Et pourtant, ils n’utilisent que très peu d’outils de gestion de projet (plus de 55% n’utilisent qu’un seul outil, le plus souvent un outil de partage de contenus). Il est raisonnablement possible de penser que mieux formés et outillés, les juristes chargés de projet s’en sortiraient mieux.

What next ?

Dépouillement du questionnaire : trois reunions de mi-juillet à mi-septembre 2017

Mise en forme des enseignements : mi-août à fin 2017 Présentation des résultats complets à partir de mi-octobre 2017

Coordinateurs et équipe

Hélène Chalmeton, juriste KM, CMS Bureau Francis Lefebvre

Sumi Saint-Auguste, Editions Lefebvre Sarrut

photo Groupe de travail

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