[Retour sur] Live interview #5 Instances et syndicats représentatifs des professions du droit et du chiffre face à la crise

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Le 30 avril, la cinquième #liveinterview a accueilli Emmanuel Potdevin, Vice-Président de la Compagnie nationale des conseils en propriété industrielle, Marc-Aurèle Carucci pour l’Union nationale des commissaires de justice (UNCJ) et Nathalie Attias, Présidente d’Avocats Conseil d’Entreprise et ancien membre du Conseil de l’Ordre afin d’échanger sur les instances et syndicats représentants des professions du droit, au cours de la crise.

Tous ont pu évoquer, dans un premier temps, une activité économique ralentie, qui s’est parfois “brusquement effondrée” du côté des huissiers - qui ne peuvent pas, ou difficilement, recourir au télétravail. Un slack a été mis en place par l’UNCJ destiné à recevoir les questions sur le chômage partiel, la mise en place de prêts BPI, la perspective aussi, sur le “jour d’après”, en raison notamment des échéances relatives à la durée de l’état d’urgence sanitaire, qui repousse l’activation des procédures.

Si les commissaires de justice ont pu recourir au chômage partiel, Nathalie Attias rappelle que ce n’est pas le cas pour les avocats - seuls ceux qui sont salariés ont pu l’être. Elle souligne également les impacts psychologiques de cette période sur un certain nombre de collaborateurs.

Pour répondre en partie à ces difficultés, les professions se sont organisées : webinars, mise en place d’outils prévus pour le confinement par l’Incubateur du barreau de Paris. Profiter de cette période pour organiser des formations en ligne a été le mot d’ordre pour ces professions.

Pour sortir de cette période, ces professions soulignent la nécessité de se projeter et de réfléchir. Pour Nathalie Attias " Seuls les plus agiles s’en sortiront". Les règles déontologiques doivent aussi pouvoir évoluer pour s’adapter.

Tous dénoncent également, le manque de soutien du côté des pouvoirs publics auprès des professions du droit, et des perspectives futures qui ne sont pour le moment que peu satisfaisantes. Ils indiquent, notamment pour les huissiers et les avocats, vivre sur leur trésorerie. Le Covid a agi comme un révélateur d’une crise systémique des professions du droit.

Pour l’avenir, il faut se souvenir que les enjeux reposent sur la digitalisation des cabinets, le recours aux MARD (Modes alternatifs de règlement des différends) également ! Du côté de la CNCPI, le constat est partagé, il y a encore trop de papiers et il va falloir dans les semaines à venir se concentrer sur la dématérialisation. De manière plus globale, tous invitent à la prise de mesures spécifiques au secteur juridique, pour faire face à la longue période d’activité discontinue qui se profile.

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